Archives de Catégorie: Vie de la Fédération

Pierre Verquin : « Relançons la bataille de la production artistique ! »

Depuis un siècle d’existence, les communistes ont largement contribué à la création artistique et culturelle française. 

D’Aragon à Balasko, en passant par Prévert, Eluard, Renoir ou Montand, les artistes majeurs du 20ème siècle ont participé, en parallèle de leur engagement artistique, au développement du PCF et aux revendications du mouvement ouvrier. 

Et il est nécessaire de rappeler ici la notion de « parallèle ». 

Certes, la propagande nécessaire du Parti, et cela dès sa création en 1921, a été marquée par une imagination et une innovation débordante de ses acteurs. 

Le temps des cerises, La vie est à nous, par exemple, sont des chefs-d’œuvre ouvertement partisans et qui n’ont jamais eu d’autres prétentions que d’être révolutionnaires.

Extrait de La vie est à nous, Jean Renoir, 1936

Et si Lénine disait que « de tous les arts, le cinéma est le plus important », les 6 autres n’ont pas pour autant été mis de côté.

La production littéraire ou poétique au service de la lutte, notamment lors de l’Occupation puis de la Libération aura été prolifique. Difficile d’oublier des poèmes comme “Ce cœur qui haïssait la guerre” de Robert Desnos, fervent soutien du Parti Communiste et membre de son organe de Résistance d’alors, “Le Front National”.

Quand Picasso dessinait dans l’Humanité, Cocteau rédigeait régulièrement dans Lettres françaises, hebdomadaire du PCF.

Jusque dans l’architecture de son siège, le Colonel Fabien, le Parti Communiste a mobilisé les esprits des plus grands artistes de son temps ! 

Mais il n’est pas nécessaire, l’Histoire nous l’apprend, de politiser l’art plus qu’il ne l’est déjà par essence, pour mener la lutte des classes. 

Être communiste incombe deux devoirs principaux : 

D’abord, penser à l’intégralité de la Révolution, autrement dit du changement majeur de système économique, politique et social que nous comptons opérer et, par conséquent, deuxièmement, de connaître au mieux les aspirations de l’ensemble de notre classe*. 

Ainsi, créer la Culture, si l’on ne veut la créer pour servir directement le Parti, c’est la créer pour le prolétariat*.

La bourgeoisie entend faire de la culture pour le peuple un cirque “dépolitisé” comptant sur le temps de cerveau disponible pour abreuver chacun du maximum d’informations n’amenant pas la moindre réflexion ou revendication. 

Le pauvre doit se nourrir d’idioties parce qu’il n’est pas capable de réfléchir, de lire, de penser. 

Et la sape engendrée dans l’éducation depuis quelques années, supprimant progressivement les langues mortes puis réduisant le temps de cours par exemple, aide à ce constat.
Il n’est pas nécessaire voire dangereux, pour la bourgeoisie, que les masses soient capables de réflexions et de revendications. Un travailleur est fait pour travailler (ou être au chômage selon la conjoncture), pas pour imaginer la société dans laquelle il veut vivre. 

Donner les outils à tous et toutes pour comprendre le monde, pour y réfléchir, voilà l’objectif premier de la bataille que nous devons relancer pour la culture. 

Partout, des jeunes talents issus des classes populaires se lancent corps et âme dans la création et la production audiovisuelle, dans le théâtre, l’acting, le rap, le chant, la composition, la musique et subissent une difficulté énorme à se développer. L’affaiblissement du PCF n’y est pas pour rien : 

Les mairies communistes, par leur politique culturelle avant-gardiste et gratuite, ont aidé les enfants de leurs communes à s’investir dans l’art et à s’y installer : La Fouine, Jamel Debbouze, Issa Doumbia, Amel Bent… des symboles de la réussite du communisme municipal. 

La jeunesse est aujourd’hui confrontée à un plafond de verre qui, par mépris souvent, la rejette hors de la scène. Si les textes profondément misogynes de Brel résonnent comme une belle poésie, un propos mal placé par un jeune de banlieue parisienne est une insulte à la République. 

Face à cette conception élitiste du monde de l’art, lançons l’offensive pour rendre, enfin, la nôtre majoritaire ! 

L’art de propagande

Comme l’a prouvée une génération entière de créateurs (et comme l’expérimente encore la bourgeoisie, principalement américaine) la propagande pure au service d’une idée est indispensable pour la faire gagner. Nos lignes révolutionnaires de liberté, de mise en commun des savoirs et des richesses, d’égalité et d’équité ont besoin d’être portées, et sans artifices.

Marx disait qu’ ”une idée devient une force lorsqu’elle s’empare des masses”. Donnons lui raison et rendons au PCF sa force. 

L’art pour le prolétariat

Il est de la responsabilité de chaque communiste ayant les moyens de créer, de le faire en gardant en tête que la vulgarisation de l’art n’est pas révolutionnaire. 

Faire de l’art pour le prolétariat ça n’est pas faire de l’art “pour les pauvres” comme l’entend la bourgeoisie. Hors de question de considérer que la barre doit être basse, de limiter les possibilités d’interprétation, de décomplexifier son œuvre afin de se mettre à un certain “niveau” intellectuel dans lequel le prolétariat devrait rester.

La philosophie, la poésie, l’introspection, n’est pas une affaire de riches. Quand le camarade Jean Ferrat chante l’amour, il le chante pour tous. Quand Tarkovski réalise pour le peuple soviétique il ne cherche pas à vulgariser ou rendre plus comique son propos mais à faire ressentir à chaque ouvrier et chaque ouvrière un large sentiment d’identification et à amener chacun et chacune à la réflexion personnelle. 

L’art par le prolétariat

Enfin, l’art pour le pour le prolétariat signifie aussi qu’il doit être principalement créé par ce dernier. Bien sûr, des bourgeois peuvent de temps à autre se mettre à produire dans un esprit de solidarité et vouloir changer la donne, c’est même assez fréquent (autant que le côté moralisateur qui accompagne souvent leurs œuvres).

Je m’adresse ici aux prolétaires, aux communistes artistes. N’oublions pas la solidarité de classe !  

Sans jamais faire la charité, organisons-nous, entre créateurs et créatrices prolétaires au sein du PCF et du MJCF ou dans des associations populaires. Le principal domaine dans lequel il est possible, sous le libéralisme, de facilement mettre en commun les moyens de production est l’art : mettons le paquet en collectivisant des caméras, des micros. 

Fresque commandée à Dugudus par la mairie de Montreuil

Youtube et de nombreuses autres plateformes permettent aujourd’hui à nombre de jeunes d’exposer leur travail. Soyons-y présent ou soutenons. Nous ne devons laisser aucun espace aux mains des capitalistes mais s’insérer intelligemment dans toutes les brèches laissées béantes. 

Les murs de nos locaux sont souvent bien trop tristes : permettons à des jeunes artistes d’y peindre leurs œuvres en les rémunérant à la hauteur de leur travail. Les organisations communistes ne doivent pas non plus hésiter à dépenser pour la culture, à donner l’argent nécessaire à la création. 

Les exemples d’initiatives ne manquent pas. 

Produisons, aidons à produire, participons au renversement de l’art bourgeois et de ses concepts rentables et pantouflards pour amener un réel changement de société. 

Mener la bataille pour une production artistique prolétaire c’est mener la bataille de l’espoir !

.

*Par “notre classe” j’entend Prolétariat, autrement dit, le peuple travailleur qui doit s’organiser face à la bourgeoisie, dont il n’a pas besoin pour progresser, et mettre en commun les moyens de productions et les savoirs afin de faire évoluer l’Homme sans recherche de profits financiers.

Pierre Verquin, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Nord

Sanofi-Mobilisations Indiennes-Le PCF Parti du Cinema

Suppression d’emplois chez Sanofi

Suppression de postes dans le domaine de la recherche médicale en période de pandémie. Contradiction apparente que la logique du profit s’apprête à mettre en place. Le Laboratoire français Sanofi annonce 400 nouvelles suppressions de poste de chercheurs. Depuis 10 ans, c’est 3000 de ces postes qui ont été sacrifié.

Incapable de produire un vaccin, la stratégie du laboratoire français reste la rentabilité à tout prix. Comme le rappelle l’Humanité dans son édition du 19 Janvier, en 2011 le taux de dividendes reversés aux actionnaires est de 24% des bénéfices. Deux ans plus tard, c’était 98% des bénéfices qui étaient reversé aux actionnaires. Le tout en continuant d’externaliser la production dans le seul but de favoriser le profit de quelque ’uns aux dépens de la santé de tous.

La Main mise de la finance sur la production pharmaceutique n’est plus à prouver. Continuons de lutter aux cotés du MJCF et du PCF pour faire de la santé un bien public.

Mobilisations en Inde

Depuis des mois, des dizaines de milliers de paysans indiens se mobilisent contre une réforme de libéralisation des marchés agricoles. Ce Mardi 26 Janvier, jour de fête nationale, le mouvement populaire a été violemment réprimé à New Dehli. Cela faisait deux mois que toutes manifestations leur étaient interdites par le pouvoir en place.

Malgré tout, la mobilisation ne faiblit pas, et de nombreux députés de gauches, principalement membre du Parti communiste de l’Inde apporte leur soutient et affiche leur solidarité avec le mouvement. Rappelons qu’en décembre dernier , Arya Rajendra, 21 ans militante communiste était élu de la capitale du Kerala, ville de 750 000 habitants. 

Le PCF, le Parti du Cinéma

« De tous les arts, le plus important c’est le cinéma » Lenine

Lundi dernier LCP diffusait Le parti du cinéma (Maxime Grember et Pauline Gallinari, 2020). Le documentaire retrace l’histoire du PCF en tant que premier parti à militer par l’image, à utiliser le cinéma comme outil de propagande, de lutte, de conscientisation et de résistance.

Il revient notamment sur le film clé La vie est à nous (Dir. Jean Renoir) tourné en 1936 à la veille de la victoire du Front Populaire, sur la défense du cinéma français contre l’hégémonie culturelle américaine au sortir de la seconde guerre mondiale et sur les luttes du PCF pour l’obtention d’un fond de soutien au cinéma français, réforme importante qui permis le financement du cinéma par des fonds publics.

Les cinéastes du PCF ont été les premiers à réaliser des films anticoloniaux ou, plus tard, à mettre en lumière le quotidien des français les plus précaires.

Un documentaire à revoir en replay sur le site de la chaine : https://lcp.fr/programmes/pc-le-parti-du-cinema-50404

Le 4 février, amplifions la mobilisation dans la rue : nous refusons d’être la génération sacrifiée !

Les jeunes sont fortement affectés par les conséquences de la crise sanitaire.La pandémie et les mesures prises par l’exécutif ont amplifié les phénomènes de paupérisation des jeunes. La précarité est devenue notre quotidien : précarité de nos revenus, précarité face à l’emploi, précarité des études et de nos formations.

Si la situation est aussi critique ce n’est pas à cause de la pandémie mais bien des choix faits par les gouvernements successifs, de sous financement de l’enseignement supérieur et de l’inaction du gouvernement actuel face à la crise. 

Après la réussite du rassemblement devant le siège de l’université du 20 janvier, les étudiant·e·s se sont à nouveau mobilisé·e·s en masse dans la rue le mardi 26 janvier aux côtés des syndicats de l’éducation, pour se faire entendre sur leur situation et dénoncer l’inaction du gouvernement, pour lutter contre le décrochage, contre la précarité étudiante et pour un retour de tout·e·s en présentiel. 

Au lendemain de la mobilisation du 20 janvier qui a rassemblé des milliers d’étudiant·e·s partout en France, Emmanuel Macron et Frédérique Vidal ont été dans l’obligation de faire des annonces concernant la précarité étudiante et le retour en présentiel. A savoir l’extension du ticket RU du CROUS à 1€ à l’ensemble des étudiant·e·s et un retour en présentiel à 20% du temps. 

Ces annonces sont une première victoire, et montrent l’intérêt de se mobiliser mais restent insuffisantes. En effet, concernant les repas à 1€, la moitié des restaurants universitaires sont aujourd’hui fermés et, nombre d’étudiant·e·s ne vivent pas à proximité d’un restaurant universitaire. Concernant le retour en présentiel un jour par semaine, nous ne savons pas comment les universités pourront le mettre en place, aucune directive claire ni de moyens supplémentaires n’ayant été donnés aux universités. La mise en œuvre de cette annonce, qui ne répond pas aux demandes formulées, ne suffit pas pour permettre un véritable encadrement pédagogique et, sans moyens, les établissements mettront cela en place tardivement et difficilement. 

Les annonces et les mesurettes ne suffisent plus, les actions d’ampleur se font attendre.

A Lille, sur le campus de Moulins, a été obtenue l’organisation des cours en présentiel et en distanciel, une semaine sur deux. Lorsque cette modalité n’est pas possible ,les TD auront lieu en co-modal.  Autrement dit, hors confinement, chaque étudiant-e aura la possibilité de suivre l’enseignement comme iel le souhaite !

Il est nécessaire que les autres campus de l’Université de Lille adoptent ce genre de mesures !

L’université doit se donner les moyens de cette réouverture, nous revendiquons :

  • La mise à disposition de masques et de gels hydroalcooliques gratuits pour les étudiant.es.
  • Des dépistages massifs dans tous les centres d’apprentissage et à proximité des lieux d’études
  • La réquisition de salles vides (salles polyvalentes, gymnases) pour pouvoir diviser les classes.
  • Un investissement massif dans l’enseignement supérieur et la recherche afin de permettre un recrutement massif pour assumer la réouverture. 

Cependant, rouvrir ne suffira pas. Il faut accompagner les étudiant-e-s déjà éprouvé-e-s via

  • Une communication claire de l’Université envers les étudiant.es et les enseignant.es, et une prise de position sur les formations sans rattrapages. 
  • La mise en place d’un droit au retour à la formation pour les étudiants et les étudiantes ayant dû mettre fin à leurs études.
  • Un plan de rattrapage du retard universitaire accumulé depuis près d’un an.
  • Un plan d’urgence pour lutter contre la précarité
  • Un recrutement massif de psychologues afin de rattraper le retard de la France sur les normes internationales.

Enfin, nous dénonçons :

  • Le nouveau fonctionnement en Blocs de Connaissances et de Compétences
  • Le projet d’Établissement Public Expérimental, dont nous demandons le retrait.

Nous appelons tous les jeunes et étudiant.e.s à participer à la manifestation à Lille jeudi 4 février à 14h à Porte de Paris, faisons entendre notre voix !

A Raismes, le PCF et les Jeunes Communistes organisent la solidarité.

Par Léo Castelain

Ce Samedi, de 10h à midi s’est tenue une récolte de dons, essentiellement alimentaires, au siège du parti communiste de Raismes. Ceux-ci sont à destination des étudiants précaires, fortement touchés par la crise sanitaire. Les jeunes communistes du valenciennois soutiennent cette initiative, qui se prolongera jusqu’à la fin du mois de janvier.

10h à Raismes. Malgré le froid qui s’installe, les premiers donateurs arrivent. Dans des sacs remplis à ras bord, on y trouve tout le nécessaire. Pour l’essentiel, des boîtes de conserve, du café, des pâtes, des serviettes hygiéniques et de quoi se laver. S’en suit un ballet incessant de gens de tous âges qui viennent participer à l’effort collectif. Certains restent, boivent un café et échangent avec les camarades du parti et les jeunes communistes, qui se montrent reconnaissants. Dans cette atmosphère chaleureuse où règnent le partage et les sourires (qu’on devine sous les masques), la table où sont entreposées les denrées disparaît à vue d’œil, à mesure que les dons affluent. On se croirait en un jour de fête. Pourtant, plus loin, l’atmosphère n’est pas la même.

À l’ombre d’universités vides, à Valenciennes, Lille comme partout en France, des milliers d’étudiants, vivant déjà dans la précarité depuis quelques temps, se retrouvent submergés par la crise sanitaire que traverse le pays. Ces derniers sont privés de lien social depuis des mois, confinés chez eux avec leur écran d’ordinateur, devenu leur seule ouverture sur le monde. Nombreux sont ceux, parmi ces jeunes en formation, à devoir travailler en plus de leurs études pour subvenir à leurs besoins. Seulement, les deux confinements et les couvre-feu successifs imposés par le gouvernement, ont aggravé leur situation déjà inacceptable. Voilà qu’en plus de la souffrance d’être enfermé chez soi, s’ajoute la douleur de ne plus pouvoir se nourrir.

Depuis plusieurs mois maintenant, les jeunes communistes du Nord se mobilisent, avec l’aide d’associations comme le secours populaire ou la Campusserie à Lille, pour apporter leur soutien aux étudiants. Cependant, les actions d’aide comme celle menée ce matin à Raismes ne devraient intervenir qu’en dernier recours. Or, les politiques libérales menées dans notre pays, au service de la Bourgeoisie, font que ces aides deviennent indispensables. Une situation aussi honteuse doit nous servir de levier pour tourner le dos au mépris et relever la tête tous ensemble. Pour faire gagner nos idées. Pour que les étudiants puissent avoir un revenu pour vivre et s’épanouir dans l’apprentissage.

Cette matinée raismoise aura permis de démontrer que même en plein hiver, en plein cœur d’une crise sans précédent du capitalisme, la flamme de la fraternité ne s’éteint pas.

CRISE DU COVID OU CRISE DU CAPITALISME ?

Par Yacine

Ce mardi, Emmanuel Macron s’est de nouveau adressé directement aux Français à propos du coronavirus et de l’ensemble des mesures prises face à la seconde vague.

Il a justifié sa politique de confinement par des arguments sanitaires et a expliqué que la levée de ces mesures restrictives serait corrélée à la réalisation de certains objectifs de contagions et d’occupation des lits d’hôpitaux, objectifs dont on peut difficilement juger de la pertinence. Quant au confinement, celui-ci est maintenu, mais avec de nouvelles conditions qui ne font que renforcer son caractère absurde et qui ne peuvent qu’accroître le scepticisme envers cette méthode. Il faudrait développer longuement l’analyse de ce discours pour montrer à quel point, il porte, du début à la fin, l’idéologie d’une bourgeoisie qui ne sait plus comment sortir des crises qu’elle a elle-même provoquée. Revenons sur certains points.

L’absurdité des mesures de confinements ne doit bien sûr pas nous empêcher d’insister sur la nécessité de respecter les gestes barrières, bien qu’ils soient devenus le cache-misère de l’échec du gouvernement à lutter contre l’épidémie, ils ont une réelle efficacité. 

Macron nous parle d’un effort collectif. Un effort collectif, qui aurait commencé à porter ses fruits. Mais la réalité est bien différente. Alors que les travailleurs, dans des conditions de plus en plus difficiles, maintiennent l’économie à flot, la classe capitaliste continue d’engranger des profits record. Celle-ci profite de la crise pour procéder à une restructuration de l’économie, en multipliant les plans de licenciement, en accroissant l’exploitation et en s’appuyant sur des travailleurs de plus en plus précaires. On ne peut bien sûr, pas manquer de parler des travailleurs de la santé, subissant des décennies de destruction méthodique de la sécurité sociale et de l’hôpital public, qui doivent assumer avec des moyens dérisoires l’afflux des malades. Macron refuse toujours la mise en place des mesures qui permettraient de lutter efficacement contre le manque de moyen. Là-dessus la JC du Nord revendique la suppression des exonérations de cotisations sociales, la création de 100 000 postes dans les hôpitaux, ainsi que l’ouverture de 10 000 lits.

Par ailleurs, le président évoque la circulation du virus dans tout l’hémisphère Nord, en omettant de préciser que la Chine, le Viêtnam ou encore Cuba, trois pays bel et bien au Nord de l’équateur, ont été capable d’endiguer la circulation du virus. Bien sûr, pour Macron, l’idée que des états dirigés par un parti communiste puissent s’en sortir bien mieux que les états capitalistes d’Europe ou d’Amérique du Nord, est inacceptable, il préfère donc omettre l’évidence. Néanmoins l’exemple de la Chine qui a vaincu le virus en quelques mois, en s’appuyant sur la planification économique et la société civile socialiste, ou bien encore l’exemple de Cuba, étouffer par le blocus impérialiste, mais pourtant capable d’envoyer des médecins en Italie, là où l’UE a montré une passivité coupable, devraient grandement faire réfléchir les travailleurs français sur la nécessité de rompre avec l’ordre politique capitaliste.

En effet, il est maintenant clair que la crise du coronavirus, n’est en réalité pas qu’une crise sanitaire mais également une crise du mode de production capitaliste. Marx dans ses Gundrisse expliquait que :

« Les contradictions capitalistes provoqueront des explosions, des cataclysmes et des crises au cours desquels les arrêts momentanés de travail et la destruction d’une grande partie des capitaux ramèneront, par la violence, le capitalisme à un niveau d’où il pourra reprendre son cours. Les contradictions créent des explosions, des crises au cours desquelles tout travail s’arrête pour un temps tandis qu’une partie importante du capital est détruite, ramenant le capital par la force à un point où, sans se suicider, il est à même d’employer de nouveau pleinement sa capacité productive. Cependant ces catastrophes qui le régénèrent régulièrement, se répètent à une échelle toujours plus vaste, et elles finiront par provoquer son renversement violent. ».

C’est précisément ce que nous laisse entrevoir la situation actuelle. D’un côté, un mode de production capitaliste qui poursuit son cycle de crise, avec une classe capitaliste qui en profite pour tenter d’accroître l’exploitation des travailleurs et de liquider les conquêtes révolutionnaires du prolétariat. De l’autre, le prolétariat qui doit affronter les conséquences sociales directes de cette crise tout en défendant ses conquêtes face aux capitalistes. Bien sûr défense et attaque procèdent du même mouvement pour le prolétariat.

Le seul moyen de faire reculer le gouvernement actuel, ainsi que les futurs gouvernements bourgeois à prévoir passe par une défense et un développement des conquêtes de 1946, par lesquels les travailleurs communistes ont instauré le régime général de sécurité sociale ainsi qu’un service public aux services de la population, conquêtes qui démontrent la légitimité du prolétariat à diriger l’ensemble de la société. Bien sûr comme en 46, c’est au travers d’organes de classe combatifs, et structurés sur des bases marxistes, comme l’étaient alors le PCF et la CGT, que le prolétariat pourra trouver la force de conquérir le pouvoir économique et politique. Résoudre les contradictions du mode de production capitaliste, qu’elles soient économiques, sociales, environnementales ou même anthropologiques, passe donc par le renforcement dans les luttes des organes de classes nécessaires à la lutte du prolétariat. Car si le capitalisme déclenche des crises de plus en plus graves, seule une classe révolutionnaire consciente de sa force et de sa responsabilité historique pourra le renverser.

Sans quoi, cette crise du capitalisme, loin d’être la dernière, ne sera que l’annonciatrice de nouvelles crises dont l’ampleur est difficilement imaginable. 

Pierre Verquin : « Pour notre santé : on contre-attaque, Et on gagne ! »

Edito de Pierre Verquin, secrétaire fédéral des jeunes communistes du Nord en réaction à l’adoption du forfait de 18€ pour les passages aux urgences non suivis d’une hospitalisation.

La honte a été votée cette nuit !

Le fameux forfait de 18€ pour chaque passage aux urgences non suivi d’une hospitalisation a été adopté cette nuit à l’assemblée nationale et rentrera en vigueur en septembre prochain. 

Une loi de finance qui, en plus d’être inhumaine, va à l’encontre du bon sens 

Personne ne s’étonne plus de la volonté du gouvernement de pénaliser toujours les plus précaires. Cependant, en pleine pandémie, cette loi tend vers le ridicule. Comment pouvons nous demander à tout le monde de se déclarer lorsque le moindre symptôme apparaît si l’on punit celles et ceux qui se trompent ?
La pandémie a de beaux jours devant elle, les inégalités aussi.

Aujourd’hui le ticket modérateur est un reste à charge de 30% sur nos soins. 
Autrement dit, 30% que la sécu ne prend pas en charge mais que nous devons payer de notre poche, généralement grâce une assurance privée. 

La majorité a voté cette nuit la suppression de ce ticket modérateur et la fixation les prix non-plus au pourcentage mais par décrets. 

Ainsi, nous devrons payer 18€ à chaque passage aux urgences qui ne sera pas suivi d’une hospitalisation. 

De plus, si les personnes à pathologies graves, les femmes enceintes, les militaires…etc ont actuellement les soins remboursés à 100% par la sécu, cela ne sera plus le cas. 

On nage dans la honte. 

Face à cela : L’appel des 1000 jeunes du Nord.

Nous, jeunes communistes du Nord, demandons l’abandon du ticket modérateur pour une prise en charge à 100% (au lieu de 70%) des soins ! La Sécurité Sociale est notre bien commun, elle doit se renforcer, pas être mis en coopération avec des assureurs privés !

Nous le clamons haut et fort : notre santé n’est pas une marchandise ! Nos hôpitaux n’ont pas vocation à faire de l’argent, et la sécurité sociale non plus. 

Dans cette logique, l’appel, que nous faisons signer depuis le début de la semaine et qui remporte déjà un franc succès, revendique aussi : 

• Des masques prix en charge à 100% par la sécurité sociale puisqu’ils sont des soins obligatoires. 

• Le pré-recrutement massif d’étudiant.e.s en santé par la fonction publique. 

• Un plan de création de 100 000 emplois et de titularisation de tou·te·s les contractuel·le·s dans les hôpitaux.

L’épidémie prouve bien ce que nous revendiquons depuis des années : nous manquons de soignants. Il est plus que de temps de penser à renforcer notre service national de santé à long terme par l’embauche et la formation ! 

Pour financer tout cela nous exigeons : 

• La suppression immédiate des exonérations de cotisations sociales pour les grandes entreprises (de manière progressive pour les PME).

•  La gestion du budget des caisses de sécurité sociale, par des assemblées élues d’usagers et de professionnel.le.s de la santé.

L’argent existe, il suffit d’aller le chercher et notre santé à tous et toute en vaut le coup !

Cette campagne ne fait que commencer. Les 1000 signataires à l’Appel seront vite atteints, nous continuerons à aller chercher les voix des jeunes une par une, sur tout le territoire. Nous avons le droit de nous prononcer sur notre santé, nous avons le droit de décider de notre avenir et de nous opposer à ce qu’une poignée de bourgeois en fait. 

A nous maintenant d’amplifier la mobilisation !

La Sécurité Sociale est une conquête du PCF et de la CGT, ils ne la tueront pas !

Si tu veux te joindre à nous, si tu considères que ces revendications sont justes, si tu veux défendre un modèle de sécurité sociale efficace : viens signer l’appel, adhère au mouvement et partage ces revendications partout autour de toi ! 
https://www.jeunes-communistes.fr/

Pierre Verquin, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Nord

Nos corps, nos droits ! Contre les mobilisations de « Marchons Enfants », défendons un véritable accès à la PMA pour toutes et tous !

Par Salomé

Alors que la droite conservatrice se mobilise autour de son projet homophobe, lesbophobe et transphobe, les communistes continuent de défendre l’égalité sociale sous toutes ses formes avec l’ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens.

Le 10 octobre 2020 aura sonné le retour dans nos rues de « la manif’ pour tous », vitrine joyeuse et lissée des mouvements et groupuscules conservateurs français. La droite conservatrice à cette fois défilé dans une soixantaine de ville derrière le collectif « Marchons Enfants ». Autour de la rhétorique du « droit à l’accès aux origines » ou « de la place du père », la droite serre les rangs contre les récentes conquêtes du mouvement LBGTI. Mariage homosexuel sous le mandat présidentiel de François Hollande et à présent ouverture de la PMA aux femmes lesbiennes et célibataires : la réaction nous refuse le droit à une vie digne et libre et s’oppose à toutes les avancées progressistes. Malgré leurs tentatives de moderniser leur image, ce sont toujours les vieux fantômes de l’intégrisme religieux et de l’autoritarisme politique qui s’agitent. Derrière les drapeaux verts, bleus ou roses, les bruns s’organisent pour défendre la domination masculine et la famille hétéro-patriarcale. Les parisien.ne.s ont pu le constater avec horreur en découvrant une vingtaine de croix gammées tagguées rue de Rivoli, le long du parcours de la marche. Face à la violence réactionnaire, les communistes n’ont de cesse de combattre pour les droits des personnes LGBTI et des femmes. La loi Bioéthique ouvrant l’accès à la PMA pour les couples lesbiens et les femmes seules est un début, continuons le combat !

Lorsque la réaction se lève, c’est qu’elle sent le vent tourner ! L’accès à la PMA pour les couples lesbiens et les femmes seules est un progrès historique, revendiqué depuis longtemps par le mouvement LGBTI et les communistes. Néanmoins, le groupe présidentiel En Marche aura tous fait pour limiter cette conquête : de nombreux amendements issus des groupes parlementaires progressistes se sont vus rejetés par la majorité libérale. Le chemin vers l’égalité totale reste encore long. Les personnes trans sont exclues de la loi tandis que les amendements visant à interdire la mutilation des enfants intersexes ont été balayé. Du côté des couples de femme, la discrimination persiste. Les mères devront ainsi affronter une procédure complexe et onéreuse devant notaire (la reconnaissance conjointe anticipée – RCA) pour être reconnues et l’anonymat total du donneur a été levée. Cette dernière mesure porte un grand coup à l’autonomie des femmes et des couples lesbiens : sous la rhétorique réactionnaire du « droit à l’origine » on impose aux mères l’ombre d’un potentiel donneur-géniteur. Face à ce progrès-à-reculons nos droits reproductifs restent à conquérir : nous revendiquons un accès égalitaire et gratuit à la PMA, l’anonymisation totale des donneurs mais aussi la fin des mutilations subies par les enfants intersexes.

Si les réactionnaires sortent dans la rue, ils siègent aussi au Parlement ! Les mobilisations de « Marchons Enfants » se couplent à la LGBTIphobie et le sexisme de notre gouvernement. Alors même qu’il ouvre la possibilité d’un progrès historique pour les droits des couples lesbiens et des femmes, il entérine une loi insuffisante et injuste. Les inégalités entre les couples hétérosexuelles et lesbiens demeurent, la transphobie d’état est contresignée, les violences subies par les enfants intersexes sont balayées d’un revers de main par la ministre de la santé. Mais que pouvions nous attendre d’un gouvernement qui compte en son sein d’anciens soutiens de « la manif’ pour tous » ? Par la lutte nous arracherons l’égalité totale et la fin des discriminations de genre et d’orientation sexuelle. Nous répondrons dans la rue comme au parlement à toutes les formes d’homophobie, de lesbophobie, de transphobie et de sexisme.

A Lille 3, Les communistes progressent, les fascistes montrent les dents

Communiqué du secteur étudiant MJCF Nord

Hier après midi, nous avons découvert des graffitis fascistes sur le campus. La teneur de ces inscriptions, démontre encore une fois que la droite universitaire n’a rien à offrir aux étudiants et étudiantes.

Bien sûr, les premières cibles ont été les affiches des jeunes communistes. Rien d’étonnant à ce que les jeunes identitaires, nantis d’un bar tristement célèbre en plein vieux-lille, ne puissent pas supporter de voire le capitalisme être critiqué sur les murs de l’université.

Nous avons ensuite constaté des inscriptions associant les antifascistes aux nazis, propos bien sûr inacceptable, mais également terriblement hypocrite venant de l’organisation dont les membres se plaisent à beugler « Sieg heil » en pleine beuverie et fantasment des attentats contre le marché de Wazemmes , comme en témoigne l’enquête d’al jazzera. 

Bien sûr, il a également été intolérable à l’auteur des inscriptions de laisser intacte des affiches affirmant la dignité des femmes. Une affiche des jeunes communistes sur laquelle était écrit « nos corps nos choix » avec des portraits de femmes a été sabotée. Non seulement une des femmes représentées portant un foulard a été barrée mais « égoïstes, meurtrières » a été écrit. Les fascistes, qui par ailleurs s’opposent à la PMA au nom de la défense des femmes ; ne peuvent donc pas supporter que celles-ci aient le contrôle de leur vie et de leur capacité de procréation. Ils ne peuvent pas non plus supporter que les femmes portant un foulard, puissent être présentes ou simplement représentées dans l’espace public, si elles vivaient recluses cela correspondrait sans doute mieux à leurs délires orientalistes.

Comme il fallait s’y attendre de la part  de génération identitaire, un gribouillis xénophobe est à signaler. Là où nous sommes du côté de tous les étudiants face à leurs difficultés matérielles, les fascistes préfèrent encore nous diviser.

Pour finir, les réactionnaires se sont tout simplement ridiculisés en affichant leur méconnaissance totale de la vie associative étudiante. Une affichette de l’association des étudiant.e.s  en histoire (AEH) a été marquée du mot « communistes ». Le mot se veut accusateur, il fait surtout sourire. Il ne faut jamais avoir fréquenté l’association pour s’imaginer qu’elle est un bastion rouge, elle est simplement  un lieu de sociabilité rendant la vie des étudiants plus agréable Nous adressons donc nos salutations solidaires à l’AEH ainsi qu’à l’association Phébus, elle aussi victime des lubies des fascistes.

Les amis des riches, les ennemis des femmes, des exilé.e.s, des étudiant.e.s et du peuple en général, voilà donc qui sont les fascistes. Leur action mesquine d’hier nous invite à continuer la lutte avec une vigueur redoublée !

Manifestation du 17 Septembre : La Jeunesse est présente

La CGT avait appelé à une journée de mobilisation le 17 Septembre. Dans le Nord : Le MJCF est prêt pour les luttes à venir.

Face à la casse de nos droits sociaux, la CGT avait appelé à manifester le 17 septembre. Les Jeunes étaient présents pour soutenir ce mouvement pour l’emploi, les salaires, le temps de travail.

Nous étions à Lille pour les interroger sur leurs motivations. Etudiants, travailleurs ou chômeurs, ils sont tous là pour de bonnes raisons et pour continuer la lutte sociale.

Voici quelques uns des témoignages que nous avons recueillis lors de la manifestation lilloise:

« je suis là pour soutenir toutes les professions de ce pays. Toutes celles et ceux qui se font renvoyer, qui perdent leurs emplois pour de fausses raisons. » Hugo, Etudiant en BTS, 18 ans

« J’ai peur de ne pas pouvoir vivre de mon travail, peur de ne pas trouver d’emploi. »

« Pour que nous les jeunes puissions vivre correctement de notre travail (…) Comme beaucoup de personnes oui j’ai peur de ne pas trouver d’emploi. » nous dit Yanis, un lycéen de 17 ans.

« Je suis ici contre la politique libérale de Macron, contre son plan de relance qui ne profitera qu’aux capitalistes et non aux travailleurs. Pas d’augmentation de salaires chez les fonctionnaires en première ligne ni de nouveaux moyens pour les hôpitaux. » Loic, 28 ans

« Il y a trop d’attaques de partout,  je milite pour les droits sociaux, pour l’écologie et pour le féminisme et on est pris de toute part. Il faut redémarrer cette année en luttant plus que jamais. » Yasmine, Salariée de 25 ans.

La Jeunesse est là, prête a conquérir de nouveaux droits !

une rentrée pleine de doutes et d’attaques capitalistes.

Alors que la pandémie fragilise les jeunes vulnérables, notre gouvernement les achève.


En pleine période de rentrée nombreux sont les jeunes touchés par le doute, l’incertitude et l’incompréhension.
La précarité étudiante progresse dans le Nord

34 000 dossiers d’étudiants vont se heurter à la réalité : il n’y a que 1000 logements CROUS disponibles. De nombreux étudiants, faute de solution de logement pourraient se retrouver en grande détresse. Notre gouvernement préfère soutenir des entreprises qui ne pensent qu’a graisser leurs actionnaires.


Par ailleurs, la gratuité des masques n’est toujours pas considérée comme essentielle alors que son port est obligatoire ! Une fourniture scolaire comme une autre ? Nous répondons NON ! c’est un impératif de santé qui pèse lourd dans le budget étudiant.


Rappelons aussi qu’une TVA de 5.5% s’applique sur les masques !

En plus d’être payant, ils sont sujet à un impôt aveugle de la réalité sociale et vide de toute justice. Exigeons la gratuité des masques pour tous. Une solution commune à un problème commun !
Enfin, alors que de nombreuses classes scolaires sur tout le territoire continuent d’être fermées suite au rebond épidémique, contraignant de nombreuses familles à renouer avec le chômage, notre gouvernement refuse de recruter de nouveaux professeurs.
Recruter de nouveaux enseignants pour alléger les classes surchargées n’est pas une priorité pour notre gouvernement, mais c’est une priorité pour l’ensemble de la population ! Une rentrée qui va donc fragiliser encore d’avantage les plus vulnérables.

Soyons à la hauteur des enjeux, répondons présent face à l’incompétence de notre gouvernement sur la question de l’Education.

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