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Université de lille : La mobilisation commence ce mercredi 20 Janvier

Examens et cours. Étudiant·e·s oublié·e·s, mobilisé·e·s pour leur avenir !

Depuis le début de la crise sanitaire et le premier confinement, les universités sont fermées et une grande majorité des enseignements sont dispensés par visioconférence. Depuis novembre, la situation est plus qu’alarmante. En effet, un rapport de Santé Publique France déclare qu’au 23 novembre 37,3 % des étudiant-e-s de plus de 18 ans se déclarent en dépression,  50 % s’inquiètent de leur état de santé mentale et avant les examens, on estime que plus d’un étudiant sur 6 avait déjà suspendu son année universitaire.

Récemment, avec la tenue des examens sont apparues de nouvelles difficultés. Sur l’Université de Lille, elles prennent la forme d’une neutralisation des UE PE annoncée en semaine 12, des conditions de passage des examens en présentiel catastrophiques et une absence de cap présenté par la direction de l’Université concernant le déroulement du second semestre.

Le gouvernement avait annoncé une potentielle réouverture des facs le 20 janvier, or rien n’est réellement mis en place et les annonces faites ce 14 janvier viennent le confirmer. Si nous pouvons nous réjouir d’une réouverture partielle des TD pour les L1 en demi-groupe, celle-ci est clairement insuffisante.

La précarité étudiante, dénoncée depuis longtemps, n’a fait qu’augmenter pendant les différents confinements, beaucoup d’étudiant.e.s ont perdu leur emploi. La détresse psychologique s’accroît; plusieurs tentatives de suicide ont eu lieu chez les étudiant.e.s dans les dernières semaines. Cette situation et ce mépris du gouvernement ne peuvent plus durer!

Face à cette situation, il est plus qu’urgent de permettre un retour dans les universités en présentiel dans le respect d’un protocole sanitaire strict. 

L’université doit se donner les moyens de cette réouverture, nous revendiquons :

  • La mise à disposition de masques et de gels hydroalcooliques gratuits pour les étudiant.es.
  • Des dépistages massifs dans tous les centres d’apprentissage et à proximité des lieux d’études
  • La réquisition de salles vides (salles polyvalentes, gymnases) pour pouvoir diviser les classes.
  • Un investissement massif dans l’enseignement supérieur et la recherche afin de permettre un recrutement  de personnels administratifs, de psychologues et d’enseignant.e.s et d’avantages de titularisations de contractuel·le·s.

Cependant, rouvrir ne suffira pas. Il faut accompagner les étudiant-e-s déjà éprouvé-e-s via : 

  • Une solution autre que le rattrapage en seconde session pour les étudiant.es n’ayant pas pu passer leurs partiels.
  • Une communication claire de l’Université envers les étudiant.es et les enseignant.es, et une prise de position sur les formations sans rattrapages. 
  • La mise en place d’un droit au retour à la formation pour les étudiants et les étudiantes ayant dû mettre fin à leurs études.
  • Un plan de rattrapage du retard universitaire accumulé depuis près d’un an.

Enfin, nous dénonçons :

  • Le nouveau fonctionnement en Blocs de Connaissances et de Compétences
  • Le projet d’Établissement Public Expérimental, dont nous demandons le retrait.

Pour exiger cette réouverture des universités, un protocole sanitaire strict et un investissement massif, nous devons nous mobiliser !

Rendez-vous mercredi 20 janvier à 14h30 devant le siège de l’Université pour se faire entendre et le 26 janvier en manifestation !

Lille : Nouvelle marche des libertés ce samedi

Après d’extraordinaires mobilisations contre le Loi de Sécurité Globale, la majorité recule. Le passage
de la proposition dans sa forme actuelle est bloquée. L’Article 24 de cette loi liberticide sera réécrit.

Les forces progressistes n’ont pas dit leur dernier mot, pour la liberté, la Loi de Sécurité globale ne doit pas passer !

Communistes, syndicalistes, écolos, gilets jaunes, insoumis, anarchistes… Tous se sont donné rendez-vous ce samedi 16 janvier, à 14h Porte de Paris pour continuer à crier leur indignation face au projet de loi liberticide. On vous explique pourquoi en détail dans cet article :

Le texte de loi de sécurité globale contient 32 articles. L’objectif du 24 est notoire : l’interdiction de filmer les policiers et les gendarmes lors de leurs interventions. Il punit de 45 000 euros et d’un an emprisonnement la diffusion d’image du visage d’un policier.
Cette article 24 est porté en particulier par le député LREM Jean Michel Fauvergue, ancien patron du Raid. Ce qui est visé, c’est d’interdire de filmer et d’informer la population des violences policières.
Cette loi policière consacre l’impunité des forces de l’ordre à faire usage de la force. La bavure devenant une méthode à part entière. Filmer la police dans l’exercice de ses fonctions ou lors d’une interpellation est un droit. C’est le contrôle citoyen sur les affaires publiques. La police ne peut être une milice invisible, agissant en toute impunité et protégée par le droit.
La bavure n’existe plus si elle n’est pas filmée. Pensant ne pas être filmé, les forces de police se sentent toute puissante. Ce fut le cas pour Michel Zecler. Ce producteur de musique a subi un véritable passage à tabac, frappé au visage pendant 15 longues minutes, qu’une caméra de surveillance a pu filmer. Sans cette caméra, l’affaire aurait été classé sans suite. Les policiers arguant qu’ils ont été attaqué et se protégeant les uns les autres. Rappelons que pendant les gilets jaunes, les 227 procédures ouvertes par l’IGPN, police des polices n’ont abouti sur aucune condamnation.

Le LBD et ses munitions sont des armes de catégorie A2. Cette arme est considérée comme arme de guerre. Pendant les gilets jaunes, de novembre 2018 à mars 2019, plus de 13 000 tirs de LBD ont été recensés. Plus de 13 000 fois la police a utilisé des armes de guerres contre la population. Sur l’année 2018 : 20 000 tirs ont été effectué. Des hausses de 203% par rapport à 2017.
L’Etat utilise la force et ce de plus en plus. Par peur de subir des coups, de perdre un œil, certains n’osent plus manifester. La preuve par l’image étant essentielle, cet article renforce le pouvoir de la police et impacte le droit de manifester.

Rappelons que le droit de manifester est inscrit à l’article 20 de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce droit est inaliénable et supérieur au droit constitutionnel.
Il est illégal pour la police d’empêcher quiconque de filmer une manifestation ou de lui confisquer son matériel.
Par ailleurs selon le droit international, une manifestation n’a pas besoin d’être
autorisée pour être légale. La France est une particularité internationale. La loi française joue sur les mots, une manifestation se doit d’être déclaré en préfecture. Et Darmanin voudrait à présent que les journalistes préviennent les préfets qu’il s’apprête à exercer
leur droit à l’information. Cet article veut empêcher que l’on puisse dévoiler les violences policières. La police est le bras armé de l’Etat, organisation spéciale de répression de la bourgeoisie. Protégée par la loi pour réprimer les travailleurs.

Militants du MJCF lors de la dernière Marche des libertés

Aux cotés du MJCF et du PCF, en soutient aux journalistes, en soutient aux victimes de la brutalité
guerrière de la police, la mobilisation doit continuer.

Rendez-vous ce samedi à 14h Porte de Paris !

Attaquer les droits des polonaises c’est attaquer les droits de toutes

Le jeudi 16 octobre, le tribunal constitutionnel Polonais a rendu un arrêt jugeant inconstitutionnel l’avortement dans le cas d’une « malformation grave et irréversible » du fœtus ou d’une « maladie incurable ou potentiellement mortelle ». En réaction de grandes manifestations sous le mot d’ordre de « Strajk Kobiet », ce qui signifie grève des femmes, ont débuté dans tout le pays. Ces manifestations ont été particulièrement massives dans les grandes villes comme Varsovie (jusqu’à 100 000 manifestants) ou Gdańsk.

 Depuis 1993, l’IVG n’était permise que dans 3 cas : grave malformation du fœtus, grossesse résultant d’un viol ou en cas de risque pour la santé de la femme enceinte. Or, sur les 1100 avortements légaux recensés en Pologne en 2018, 98 % concernaient la malformation du fœtus. Cette nouvelle décision, si elle était entérinée, signifierait l’abolition de fait de tout droit à l’avortement en Pologne.

Cette décision fait suite à la mobilisation des pans réactionnaires de la société polonaise, notamment incarné par les lobbys anti-IVG et par le parti au pouvoir, le PIS (Prawo i Sprawiedliwość, Droit et Justice). Parti de la droite nationaliste au pouvoir depuis 2015. Ce n’est d’ailleurs pas la première tentative d’abolir totalement le droit à l’IVG. En 2016, suite à une pétition de 500 000 signatures demandant la suppression de toute exemption à l’interdiction d’avorter, une loi abrogeant toute exception à l’interdiction d’avorter, était passée en première instance. Mais face à la mobilisation massive des polonaises à travers tout le pays, notamment avec une manifestation ayant réunis plus de 100 000 personnes, le PIS avait fait volte-face et la loi avait été rejeté.

A côté du millier d’avortements légaux, pratiqués chaque année en Pologne, les associations féministes et le planning familial estiment entre 150 000 et 200 000 le nombre d’avortements clandestins pratiqués chaque année. Cela, soit en allant dans des cliniques étrangères pratiquant l’IVG, soit en ayant recours aux pilules abortives souvent sur le marché noir. Bien sûr de telles solutions sont extrêmement coûteuses et bon nombre de femmes n’en n’ont pas les moyens financiers, il leur reste alors les méthodes alternatives, bien souvent extrêmement dangereuses et pouvant laisser des séquelles. Comme l’usage détourné de certains médicaments à haute dose.

Pourtant l’accès à l’IVG n’a pas toujours était aussi restreint en Pologne. Dans les années 80 le nombre d’avortements était d’environ 130 000 par an. En effet, la république populaire de Pologne (1945-1989) garantissait l’accès à l’IVG de manière libre et gratuite depuis 1956, et depuis 1973, des cours d’éducations sexuels étaient dispensés dans les établissements scolaires (remplacés depuis par des cours de « vie de famille » menés par des prêtres).

On comprend donc que ces politiques réactionnaires contre les femmes, sont indissociables de la contre-révolution capitaliste que connaît le pays depuis plus de 30 ans. La destruction économique qu’à connu le pays, la liquidation des protections sociales garanti par la république populaire, la désorganisation du pays et le passage forcé au capitaliste ont plongés une grande partie des Polonais dans la misère. L’incapacité des différents partis à améliorer réellement le sort de la population a permis au PIS de s’imposer. Cela, en alliant une politique nationaliste et ultra conservatrice à des mesures sociales de surface, très limitées, mais plus favorables que ce que proposent les libéraux du PO (Platforma Obywatelska, plateforme civique).

Cette contre-révolution capitaliste, qui avait été notamment porté par le syndicat Solidarnosc (qui soutient officieusement l’actuel gouvernement PIS) a également ouvert la voie à un retour de la domination de l’Eglise catholique en Pologne. Bien que l’influence de l’Église ait toujours était réelle, la démocratie populaire avait le mérite de contenir ses velléités réactionnaires.

Face à cette régression dramatique des droits des femmes, bon nombre d’entre elles ont compris que seule une mobilisation massive pourrait, comme en 2016, contraindre le gouvernement à intervenir contre la décision du tribunal. De plus, l’ampleur des manifestations, ainsi que la gestion catastrophique de la crise du COVID par le gouvernement, pourraient transformer ces manifestations pour le droit à l’avortement, en manifestation remettant en cause toute la politique gouvernement PIS. À charge pour les organisations progressistes de s’appuyer sur ce mouvement spontané pour défendre la nécessité de bâtir un mouvement populaire majoritaire. Car sans la construction d’un tel mouvement, capable d’articuler les exigences démocratiques et sociales des travailleurs et travailleuses de Pologne, le pays sera incapable de retrouver le chemin du progrès, et l’Église Catholique ainsi que la droite nationaliste continueront de régner en maître.

Yacine

Pierre Verquin : « Pour notre santé : on contre-attaque, Et on gagne ! »

Edito de Pierre Verquin, secrétaire fédéral des jeunes communistes du Nord en réaction à l’adoption du forfait de 18€ pour les passages aux urgences non suivis d’une hospitalisation.

La honte a été votée cette nuit !

Le fameux forfait de 18€ pour chaque passage aux urgences non suivi d’une hospitalisation a été adopté cette nuit à l’assemblée nationale et rentrera en vigueur en septembre prochain. 

Une loi de finance qui, en plus d’être inhumaine, va à l’encontre du bon sens 

Personne ne s’étonne plus de la volonté du gouvernement de pénaliser toujours les plus précaires. Cependant, en pleine pandémie, cette loi tend vers le ridicule. Comment pouvons nous demander à tout le monde de se déclarer lorsque le moindre symptôme apparaît si l’on punit celles et ceux qui se trompent ?
La pandémie a de beaux jours devant elle, les inégalités aussi.

Aujourd’hui le ticket modérateur est un reste à charge de 30% sur nos soins. 
Autrement dit, 30% que la sécu ne prend pas en charge mais que nous devons payer de notre poche, généralement grâce une assurance privée. 

La majorité a voté cette nuit la suppression de ce ticket modérateur et la fixation les prix non-plus au pourcentage mais par décrets. 

Ainsi, nous devrons payer 18€ à chaque passage aux urgences qui ne sera pas suivi d’une hospitalisation. 

De plus, si les personnes à pathologies graves, les femmes enceintes, les militaires…etc ont actuellement les soins remboursés à 100% par la sécu, cela ne sera plus le cas. 

On nage dans la honte. 

Face à cela : L’appel des 1000 jeunes du Nord.

Nous, jeunes communistes du Nord, demandons l’abandon du ticket modérateur pour une prise en charge à 100% (au lieu de 70%) des soins ! La Sécurité Sociale est notre bien commun, elle doit se renforcer, pas être mis en coopération avec des assureurs privés !

Nous le clamons haut et fort : notre santé n’est pas une marchandise ! Nos hôpitaux n’ont pas vocation à faire de l’argent, et la sécurité sociale non plus. 

Dans cette logique, l’appel, que nous faisons signer depuis le début de la semaine et qui remporte déjà un franc succès, revendique aussi : 

• Des masques prix en charge à 100% par la sécurité sociale puisqu’ils sont des soins obligatoires. 

• Le pré-recrutement massif d’étudiant.e.s en santé par la fonction publique. 

• Un plan de création de 100 000 emplois et de titularisation de tou·te·s les contractuel·le·s dans les hôpitaux.

L’épidémie prouve bien ce que nous revendiquons depuis des années : nous manquons de soignants. Il est plus que de temps de penser à renforcer notre service national de santé à long terme par l’embauche et la formation ! 

Pour financer tout cela nous exigeons : 

• La suppression immédiate des exonérations de cotisations sociales pour les grandes entreprises (de manière progressive pour les PME).

•  La gestion du budget des caisses de sécurité sociale, par des assemblées élues d’usagers et de professionnel.le.s de la santé.

L’argent existe, il suffit d’aller le chercher et notre santé à tous et toute en vaut le coup !

Cette campagne ne fait que commencer. Les 1000 signataires à l’Appel seront vite atteints, nous continuerons à aller chercher les voix des jeunes une par une, sur tout le territoire. Nous avons le droit de nous prononcer sur notre santé, nous avons le droit de décider de notre avenir et de nous opposer à ce qu’une poignée de bourgeois en fait. 

A nous maintenant d’amplifier la mobilisation !

La Sécurité Sociale est une conquête du PCF et de la CGT, ils ne la tueront pas !

Si tu veux te joindre à nous, si tu considères que ces revendications sont justes, si tu veux défendre un modèle de sécurité sociale efficace : viens signer l’appel, adhère au mouvement et partage ces revendications partout autour de toi ! 
https://www.jeunes-communistes.fr/

Pierre Verquin, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Nord